L’histoire de Gentelles a été rythmée par de nombreux évènements. On y trouve son rattachement à l’Abbaye de Corbie après une occupation prouvée à l’époque des gaulois et des romains, un développement de la confection à domicile, les conséquences des guerres successives ou du développement du train ou aujourd’hui une commune calme, loin du bruit de la ville, tout en en ayant les avantages.
Les textes anciens mentionnent Gentelles sous plusieurs formes : Gentilla, Gentella en 660, colonie agricole composée d’étrangers que l’on appelait alors pour remettre en culture les contrées privées de population à la suite des ravages des barbares du Nord. Gentele en 1133, Gentelle en 1174, Gentela en 1301, Gontelle en 1648, Gentelles en 1720, Gentilles en 1764, Gentel, Le Gendalle en 1778 et enfin Gentelles.
Trois guerres ont marqué l’histoire des cent cinquante dernières années de notre village : celle de 1870, celle de 1914-1918 et celle de 1939-1945. Gentelles est un des rares villages de la région dont le cimetière contient des tombes de combattants morts lors de ces trois guerres. On comprend pourquoi le devoir de mémoire y est important.
Tous ces évènements ont laissé des traces dont certaines sont encore visibles aujourd’hui ou ont profondément fait varier les modes de vie ici.
Gentelles est un village rural où l’activité agricole a longtemps été dominante. Particularité locale, au 19ème siècle, les recensements montrent une présence très importante de badestamiers, de bonnetiers et de plumassières, métiers aujourd’hui oubliés qui témoignent de l’essor d’un artisanat à domicile dans la confection. Ce sont des compléments de revenus à l’agriculture.Plus tard, Gentelles devient le lieu de résidence de nombreux cheminots : nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de Longueau, important centre ferroviaire.
A la fin du 20ème siècle, l’activité agricole diminue, la confection à domicile a disparu depuis longtemps, le ferroviaire emploie moins de monde. Gentelles voit une nouvelle fois sa population changer : cadres, professions libérales, enseignants… s’installent à la campagne et vont travailler en ville (souvent à Paris, nous ne sommes qu’à une heure de la capitale en train et les salariés dits « pendulaires » sont nombreux).
Xavier Commecy, Maire de Gentelles

Un livre racontant l’histoire de Gentelles a été rédigé par trois gentellois passionnés d’histoire : Gilles Dizambourg, Guy Joubert et André Wéber.
Les guerres ont dispersé les archives, fragmenté les souvenirs et abîmé la mémoire de Gentelles. Ce livre est une invitation à la reconstruire. C’est la synthèse d’un ensemble d’informations dispersées dans les archives départementales, les archives de l’armée, les archives de la presse et d’autres archives, dans les comptes rendus de conseil municipal, mais aussi dans Gentelles, chez les habitants, parfois dans d’anciennes boites à chaussures, dans la mémoire collective et individuelle des Gentellois.
Ce livre est offert gratuitement aux gentellois(es), à raison d’un exemplaire par foyer (10€ par exemplaire supplémentaire).
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L’église Saint-Martin.
C’est une chapelle qui est d’abord érigée à Gentelles en 1225. puis, au XIVéme siècle, l’église est élevée sur l’actuelle place Gambetta. Détruite pendant la 1ère Guerre mondiale, elle sera reconstruite sur un terrain situé de l’autre côté de la rue, acquis en 1923. Les pierres de l’ancienne église seront remployées dans les fondations de la nouvelle église.
La mairie.
D’après des plans d’architecte datés de 1887, la mairie est construite au nord de la place centrale du village. Détruite également pendant la 1ère Guerre Mondiale, elle est reconstruite en 1923.
Livraison du pain par la boulangerie Humé Léopold, devant le café Lemaire Carette, rue de l’église (actuelle Sadi Carnot). Années 1870-1880.
(L’animation a été réalisée avec l’aide de l’intelligence artificielle.)
